Inside every girl hides a powerful Queen

PORTRAIT : DK ANGE- CREATRICE D’OSEZ LE FOULARD

 

Hello les reines !

Aujourd’hui, je vais vous présenter le portrait d’Ange, une belle jeune femme d’origine rwandaise et créatrice du mouvement Osez Le Foulard.

Je connais Osez Le Foulard depuis quasi 3 ou 4 ans. J’ai d’abord découvert ça via les réseaux sociaux puis j’ai pu assister à un atelier à Bruxelles sur l’attaché de foulard en février 2017, si j’ai bonne mémoire. Je trouve les foulards très beaux ! Et l’atelier auquel j’avais assisté m’avait bien plu, j’y ai pu apprendre des techniques et astuces sur l’attaché de foulard. Plus jeune, le fait de porter des foulards ne m’intéressait pas mais en découvrant Osez Le Foulard, j’ai vue ça d’un autre oeil. Et surtout, j’ai su voir la beauté qu’il y a dedans !
Je suis donc très contente de vous présenter Dk Ange.

Vous pourrez retrouver quelques photos qui suivront sur mon Instagram.

 

INTERVIEW : 

Je suis DK Ange, d’origine rwandaise mais je me définis d’abord comme étant « the daughter of Africa » donc la fille de l’Afrique avant tout, avant d’être rwandaise ou autre chose. Je suis une grande passionnée de ce continent et c’est entre autres pour cette raison que j’ai décidé de faire ce que je fais aujourd’hui : gérer le mouvement Osez le foulard, qui a pour but de promouvoir la beauté de la femme africaine et de remettre au gout du jour ce savoir-faire ancestral de nos mamans pour s’assurer qu’il soit transmis et véhiculé aux nouvelles générations.
Je suis basée principalement à Bruxelles, mais je bouge beaucoup aussi.
En dehors d’Osez le foulard, je fais aussi de la consultation en Branding et community management. J’aide les particuliers ou entreprise à se vendre sur les réseaux sociaux ou encore à travailler leur image .

C’est venu comme ça. J’ai toujours été passionnée par mon continent. Mais je ne savais pas que ça allait devenir mon métier. J’ai toujours porté des foulards et ça interpellait pas mal les gens : certains disaient que ce n’était qu’un accessoire de « bledardes » tandis que d’autres s’arrêtaient devant cet accessoire majestueux et me demandaient comment l’attacher. Ainsi de fil en aiguille, j’ai lancé des ateliers consistant à apprendre à celles qui le souhaitent l’art de l’attaché du foulard. Ensuite j’ai décidé de créer tout un mouvement autour de cela, avec une vision derrière qui représente la femme africaine.

C’est un mouvement qui a pour but de mettre en lumière la beauté des filles et femmes africaines, parfois oubliée par la société. J’ai grandi dans une société qui ne nous mettait pas en avant et j’ai réalisé avec le temps qu’il ne fallait pas attendre qu’elle le fasse car c’est à nous que revient ce travail. Ma vision est que  »dans chaque femme se cache une reine », une reine que j’essaie de promouvoir et célébrer à travers ce mouvement. Ainsi c’est un mouvement culturel qui a pour but de faire découvrir la beauté de mama africa à ceux qui ne la connaisse pas forcément.

Je travaille avec du Batik, qui est un tissu fabriqué artisanalement et qui provient de la Tanzanie. Au début, j’utilisais le Wax mais après je me suis dis que pour être cohérente dans ma démarche je me devais d’utiliser un tissu fabriqué en Afrique par des africains. De plus, je trouvais le batik très élégant et distingué, c’était donc une suite logique de l’adopter.

Il y a d’une part, ceux que je fais durant les shootings, qui sont souvent guidés par l’inspiration et le mood du jour. D’autre part, il y a ceux que je transmets lors des ateliers. Enfin, je dirai que dans les classiques, il y a environ 6 ou 7 styles d’attacher que je maîtrise.

Déjà, j’estime que je ne suis même pas arrivée à 15% de là où je voudrais être. Certes, si j’observe ma progression, je dois avouer que j’ai déjà bien avancé. Toutefois, je suis une femme ambitieuse et je souhaite pousser encore plus loin mon mouvement et mon rêve.

Quant à l’entreprenariat chez les femmes noires, je trouve que l’on se débrouille bien. En tout cas, dans mon entourage, je peux citer plusieurs exemples.

Je trouve ça top de voir toutes ces femmes qui utilisent leurs arts pour permettre à toutes les jeunes filles de se sentir aimé, importante et droite dans leurs baskets.Après si je dois généraliser, je trouve que nous sommes des battantes. Dernièrement je lisais un article qui disait que les femmes noires font partie des femmes les plus entreprenantes. Et donc malgré tout les « struggles » par lesquelles nous passons. Je trouve que nous nous battons plutôt bien !

Je ne sais pas si je peux appeler ça un problème, mais je dirai ceci : en général, dans les domaines artistiques beaucoup de gens n’ont pas compris que c’est à nous de valoriser notre travail. Par exemple, en ce qui concerne la mode, beaucoup de créateurs font énormément la promotion du Wax alors qu’à l’origine ce n’est pas un tissu africain. Au contraire, il faut mettre en avant nos matières premières avant de vouloir propulser celle d’autrui. Et cela vaut aussi pour l’artisanat.

Je pense vraiment que c’est à nous de mettre en valeur nos matières premières, nos créations et autres produits. Il y a beaucoup de choses aujourd’hui qui sont inspirées de l’Afrique, pas toujours fait par des Africains et on ne peut s’en prendre qu’à nous même car ce n’est pas nous qui faisons en sorte de les véhiculer.

C’est vrai que je bouge beaucoup. Comme on dit, je cherche la vie. Cependant, tous ces déplacements demandent surtout beaucoup de sacrifices dont un certain investissement financier (vols, logement etc). Je ne suis pas encore (car j’espère l’être) riche même si j’estime être riche d’esprit. C’est dur mais tant que Dieu est avec toi et marche avec toi « no one can stand against you ». Depuis un an et demi, j’essaie vraiment de mettre Dieu dans tout ce que je fais et il m’aide en me donnant la vision.

J’ai fait un crowdfunding mais ça n’a pas donné le résultat espéré. Toutefois, je n’abandonne pas facilement. Comme disait M.Luther King « si vous ne savez pas courir, alors marchez. Si vous ne savez pas marcher, alors rampez. ». Parce que l’important, c’est d’avancer. Mwamikazi veut dire reine et j’estime qu’une reine est royale et ne laisse pas tomber facilement.

Il y en a tellement ! Mais je pense que ma plus grande fierté aurait été de voir Wangari Maathai porter l’un de mes foulards. C’est une femme qui m’inspire toujours même si elle n’est plus de ce monde. C’était une Kenyane et elle fût la première femme africaine à avoir reçu le prix nobel de la paix. Elle a créé le mouvement « The Green Belt Mouvement » qui consistait à planter des arbres et à sensibiliser les gens quant à l’importance de l’environnement. C’était « ma go sûr »!

Il ne faut pas oublier qu’en chaque femme sommeille une reine africaine, et que cette reine-là on peut la réveiller avec un attaché de foulard. De plus, c’est un accessoire majestueux, qui réhausse et apporte de la prestance. Je pense que tout le monde peut se le permettre. Le tout est de voir comment l’adopter !

Oui, que ça ! Pour être honnête, je n’aime pas trop parler de mes histoires et je pense que le travail fini par parler de lui-même. Je souhaite que le foulard devienne bien plus qu’un accessoire. Comme je le disais au début je ne suis qu’à 15%, comme un téléphone, je charge encore. Avec la force de Dieu et l’acharnement, j’y arriverai. J’ai aussi d’autres projets toujours en rapport avec l’Afrique et la femme africaine.

Enfin je tiens à te remercier encore pour ton intérêt !

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Et voilà, c’était Dk Ange – créatrice d’Osez Le Foulard. Je suis ravie d’avoir fait sa connaissance et en avoir appris plus sur sa marque. J’espère que vous aussi les reines ! N’hésitez pas à aller voir des photos de looks que j’ai imaginés avec certains de ces foulards. Tout est sur instagram.

 

Pour suivre la marque Osez Le Foulard : Instagram : Osezlefoulard & Page facebook : Osez Le Foulard

 

Bisous & à la prochaine,

Régina

 

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